En effet, trois situations existent :
Lorsqu’un dommage corporel survient à l’occasion d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle ou d’un accident de trajet, la victime bénéficie automatiquement d’une prise en charge « forfaitaire » de quelques préjudices par la Caisse primaire d’assurance maladie, mais cette prise en charge n’est que très partielle et demeure modeste.
Il s’agit d’indemnités versées par Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) dont les modalités de versement et les montants seront déterminées par le taux d’Incapacité Permanente Partielle (IPP).
Si après l’accident du travail le taux d’IPP est inférieur ou égal à 9%, la victime recevra un capital forfaitaire, mais si le taux est supérieur à 10% la CPAM lui versera une rente viagère jusqu’au jour de son décès.
Aussi, l’intervention d’un avocat diplômé en réparation du dommage corporel est indispensable pour obtenir une réparation intégrale du préjudice subi dans le cadre d’un recours dirigé contre l’employeur ou le tiers impliqué dans l’accident.
En effet, l’employeur est tenu à une obligation de sécurité de résultat à l’égard de son salarié.
Dans ces conditions, l’avocat saisira le Pôle Social du Tribunal de Grande Instance compétent (nouvelle juridiction compétente depuis la suppression du Tribunal de Affaires de Sécurité Sociale au 1er janvier 2019) afin de voir condamner l’employeur à indemniser intégralement le préjudice corporel de la victime, en complément de la réparation versée par la CPAM.